BIENVENUE

Vous trouverez ici tous les rêves que j'ai laissés passer...



nous a offert un concert pêchu, donnant une grande place aux rythmes (batterie Christiane Prince, percussions Fabien Colombani, basse Viryane Say- bassiste de Jean-Louis Aubert), avec un bon groove, qui finit par transformer la bassiste timide du début en féline suante au regard sauvage et le guitariste (Jérome Perez) en hidalgo




















   plus sympa et modeste que glamour, alors que je m'attendais à un abord plus sensuel de ses textes très centrés sur les rencontres/ la solitude/ l'amour/ le désir / le sexe /"l'excès d'abus"...



avec la bougeotte qui lui fait gigoter les jambes lorsqu'il est aux claviers et arpenter le bord de la scène, quand il décroche le micro


avec un invité jamaïcain -pour deux chansons bien balancées en anglais- qui ressemble à Barry White ayant gardé son pyjama sous sa veste de brocart doré et ayant adopté les dreadlocks (Winston  McAnuff )

avec une parité hommes/femmes, casquette/chapeaux/turban, couleurs de peau, pompes noires et bottines vertes et la musique de "chapeaux melons et bottes de cuir"



un moment agréable que j'aurais aimé se voir prolonger (1h30 avec les rappels).
Site officiel (avec sons et images)ICI
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Vendredi 16 mai 2008

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Voilà un fauteuil très convoité depuis qu'il a intégré le salon , après avoir été récupéré à la déchetterie - il était vert et sale - et recouvert d'un nouveau tissu (scotché parce que l'agrafeuse ne fonctionnait pas sur le matériau trop dur ). L'esprit récup' est - il félin ? Ou notre esprit félin est - il récup' ?


La mère : Bulle



Le fils aîné : Sneakers



Le jeune fils : Logan



Le pote : Diablo
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Jeudi 15 mai 2008

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"On dirait que la fatigue, cette chienne que les patrons leur lâchent aux basques après les heures de travail pour surveiller qu'ils ne feront rien d'autre que reconstituer leurs forces pour le lendemain, est assise à leurs pieds et gronde en montrant les crocs dès qu'ils essaient de bouger.
Etienne a connu cette accablante compagnie, presque chaque soir, après avoir passé des dix ou onze heures au laminoir ou à l'alimentation des hauts-fourneaux chez les Schneider, aveuglé à chaque fois par l'ouverture de cette gueule d'enfer, les yeux brûlants de sueur, le dos durci par la douleur comme si l'acier lui faisait peu à peu un corset intérieur, coulé entre les muscles et les os, qui l'aurait maintenu droit à la tâche et, dehors, courbé comme un vieux qui donnerait ce qui lui reste à vivre pour un lit. Il en distingue plusieurs de ces moulages d'hommes aux gestes rares et qui se lèvent parfois brusquement pour sortir sans rien dire à personne. Son père, retour des champs, avait parfois cet air accablé jusqu'à ce que la soupe fumante déclenche une série de réflexes et qu'enfin le visage s'anime, la parole revienne un peu couvrir le balancement lourd de la pendule."

"Rappelez-vous cette foule énorme, cette ambiance de foire ! Cette insurrection de poivrots, cette nouba de barbares ! Ils n'apprendront jamais rien que la force, et encore, chaque jour infligée, en punition préventive ! Ca périclite, mon cher (...) C'est un choléra féroce ! une fulgurante vérole ! (...) On ne fréquente pas impunément la racaille des faubourgs, on ne fricote pas sans risque avec les surineurs de barrière. Il faudrait une grande prophylaxie, comme disent les médecins : par l'isolement drastique des foyers d'infection, l'hygiène rigoureuse, civique et politique, des populations saines, et ,s'il faut, par l'incendie des zones les plus virulentes."

"(...) c'est même à ça qu'on reconnait, bien souvent, un ouvrier : c'est quelqu'un qui parle haut et fort, sans manière, parce qu'il transporte avec lui dans sa tête étourdie le vacarme de sa condition."

"On se croirait au cabaret, les révolutionnaires sont ovationnés comme des danseuses. Etienne s'étonne de cette grosse allégresse, trouve que ça fait un peu bringue de samedi soir, guinguette sauvage. Mais il sent peu à peu que son coeur bat à la même cadence, et qu'il a au fond du gosier une grosse boule, elle étrangle les cris et les vivats qui sortent presque malgré lui de sa gorge. Lui qui n'a connu dans les usines que les réunions clandestines au fond de tavernes fermées, tard dans la nuit malgré la fatigue qui pesait sur les échines et le sommeil qui lui grimpait dans les membres, les discussions à voix basse à cause des mouchards de la compagnie, les pronostics hasardeux, souvent sombres, sur le succès d'une délégation chez le directeur ou d'une grève, bref, après tout ce travail obscur, harassant, ces disputes gagnées pied à pied contre des camarades trop tièdes, ou usés par les misères, tout ce temps dépensé à planter un peu d'espérance comme on repique des salades dans un sol durci par le gel, il sent ici, dans cette salle au plafond bas, aux cloisons lèpreuses, souffler un vent nouveau, frais et vivant, il entend battre des coeurs à l'unisson du sien, il voit autour de lui la preuve qu'il n'est pas seul, qu'il ne le sera plus jamais, il pressent qu'au dehors, dans la nuit silencieuse, Paris attend pour secouer le joug un signal, un mot d'ordre qui galopera dans toutes les rues des faubourgs comme un gamin intrépide et déluré."

"Encore une heure à passer ici, d'après ce qu'indique l'horloge de l'atelier, dont les aiguilles tournent avec une lenteur sans doute trafiquée par le patron. On sait bien que le temps qu'on donne aux exploiteurs s'égrène désespérément comme si quelqu'un avait foutu de la colle dans le sablier, et que dehors, quand on essaie de vivre enfin, tout file et s'enfuit, et c'est soudain une eau vive qui s'écoule sans qu'on puisse rien y faire."


Ces extraits - que je trouve d'actualité, pour ne pas oublier les anciennes luttes et les acquis sociaux - pour vous donner envie de lire ce livre d'Hervé Le Corre, paru aux éditions Rivages en 2004, qui mène de front une enquète policière (un tueur en série), une description historique (Paris, 1870), un message politique (une nouvelle race d'assassins, de prédateurs, ceux de l'ère industrielle, sont en train de naïtre), une évocation littéraire (" les chants de Maldoror", métaphore de la monstrosité, de la crauté, de la tyrannie, ainsi qu'une évocation biographique de son auteur Isidore Ducasse, conte de Lautréamont).
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Lundi 12 mai 2008

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Dimanche 11 mai 2008

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Vendredi 9 mai 2008

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« Pourquoi l’Allemagne réussit ? Parce qu’elle n’a pas les 35 heures ! » dans son blog,
Olivier Bouba-Olga
nous montre que cette affirmation est erronée, que la croissance de L'Allemagne est infèrieure ou égale à celle de la France. Contrairement à ce que martellent les hommes politiques, les 35 heures ne sont donc pas un handicap.

Dans son article, Le mythe du déficit public, Alexandre Delaigue dénonce "le caractère commode de la discussion sur les déficits qui permet, en s'attachant à un débat totalement dépourvu d'intérêt, de négliger les vrais problèmes posés par les finances publiques. La dépense publique est-elle utile, efficace, juste, correspond-elle à des besoins réels? L'impôt est-il simple, peu distorsif? Le système fiscal est-il juste? la redistribution fonctionne-t-elle de façon satisfaisante? N'y-at-il pas des gaspillages publics? Tous ces aspects, qui permettent de juger l'action concrète du gouvernement (car il peut agir sur ces variables-là, bien plus que sur le chômage ou sur la croissance), sont gommés par la mythologie du déficit. Et pour les gouvernements français, tout ce qui permet de dissimuler la réalité de l'action publique est bon à prendre. Sinon, les citoyens pourraient demander des comptes, ça ferait des histoires."

Le blog du monolecte nous met en garde :
http://blog.monolecte.fr/post/2008/05/07/Et-mon-cul-sur-ton-nez-ca-te-fera-une-paire-de-lunettes-a-rationalite-economique
Le gouvernement cherche à nous faire travailler plus mais certainement pas pour gagner plus. Le discours sur "les caisses sont vides", la France est ruinée", "la France vieillit et nous n'avons pas les moyens d'entretenir tous ces vieux menacés de démence ", "les entreprises ne seront compétitives que si nous renonçons aux 35 heures""nous n'avons plus les moyens de payer les soins des cancéreux , des malades chroniques" "nous n'avons plus les moyens d'entretenir les chômeurs, ces faignants !"...tout cela n'est que discours destiné à mettre le bas peuple au pas, à le remettre au travail sans poser de questions, soumis par la peur de la ruine (merci aux SDF de nous montrer ce que l'on risque !), obéissants aux <sauveurs> qui nous évitent la déchéance. Donner le lundi de Pentecôte est bien symbolique : la Pentecôte est le moment où descend l'esprit Saint sur les apôtres : il faut bien travailler plus pour penser moins, pour moins d'esprit, moins d'âme, moins de spiritualité (dieu merci, je suis athée !).

Et Vaneigem
nous invite à laisser enfin advenir l'esprit de 68 , trouver d'autres solutions , d'autres réponses à de fausses questions :

http://www.lalibre.be/culture/livres/article/418371/vaneigem-mai-68-ne-fait-que-commencer.html
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Mercredi 7 mai 2008

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