Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

je lis parfois des Connelly

30 Avril 2009, 11:24am

Publié par Rêve

Lire les polars de Connelly c'est comme enfiler un bon gros vieux pull qu'on connait bien, qui n'est pas très fashion mais confortable, qui s'accorde aux jours de pluie.
"Los Angeles River " est une fin de cycle après "créance de sang" "le poète" et "l'envol des anges" .
"Deuil interdit " aborde le retour de Harry Bosch - détective dans les épisodes précédents- au sein de la police, aux affaires non résolues (genre cold case).



EXTRAITS:

" J'ouvris mon carnet de notes et me mis en devoir de bâtir un suivi chronologique des évènements qui s'étaient produits pendant les semaines et les mois qui avaient précédé la mort de Terry. Je reportai tout sur une feuille - ce qui était important et ce qui ne l'était pas, les liens véritables et les liens imaginaires. De la même façon que l'expérience m'avait appris certaines choses sur le sommeil et la faculté de s'en passer pendant de longues périodes, je savais que les détails avaient leur importance. C'est toujours là que se trouvent la réponse : dans les détails."

" J'eus honte de constater avec quelle facilité je m'étais laissé aller à échafauder une théorie à partir d'interprétations et de spéculations au lieu de m'en tenir à la solidité inébranlable des faits. je décidai de mettre tout ça de côté et de me concentrer sur les faits et sur eux seuls."

_____________



"- Il y a quelques heures, on nous présentait ce dossier comme un cadeau de bienvenue. Du tout cuit, quoi...
- Avec l'ADN, tout le monde a cru que c'était gagné. C'est ça qui ne va pas ici-bas. Les gens croient qu'avec la technologie tout marche comme sur des roulettes. Ils regardent trop la télé. "



" Les grands campements de sans-logis de la ville et les missions qui les secouraient s'étendaient sur cinq rues, au sud de Los Angeles Street. les trottoirs davant les missions et les hôtels bon marché étaient couverts de cartons et de caddies remplis des maigres biens qui restent aux gens perdus. On aurait dit qu'une espèce de bombe à désagrégation sociale y avait explosé, ses éclats d'existences endommagées et sans plus aucun droit ayant été projetées alentour.(...) une ville aux blessures si profondes que les pansements qu'y appliquaient les missions étaient incapables d'arrêter le sang qui s'en écoulait."


"Le monde était plein de gens qui ne se remettaient jamais de ce qui leur était arrivé. Pour eux les blessures restaient ouvertes, pour eux il n'y avait pas de paix. La vérité ne libérait pas. Mais on pouvait s'en sortir. C'était ce qu'il lui dirait. On pouvait remonter à la lumière, grimper, gratter, se battre pour ressortir du trou."

Commenter cet article