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Extrait du blog de Philippe de Jonckheere qui participe au débat sur l'identité nationale en faisant une lettre ouverte à Eric Besson (le transfuge qui a été accueilli à bras ouverts de l'autre côté de la frontière, à l'UMP, et y a trouvé sa véritable identité de faux cul consternant ) (http://www.desordre.net/blog/?debut=2009-10-25#2297)
 


"Les Français vivent dans un pays qui ne scolarise pas tout à fait 10% de ses enfants autistes quand ses voisins européens les plus directs, les Belges ou les Britanniques, par exemple, en scolarisent 85%.

La France reconduit tous les jours à ses frontières des hommes et des femmes qui par leur courage et leur ténacité à résister dans un pays étroit, seraient, en fait, son seul secours, sa seule possibilité de grandeur, son seul avenir crédible.

Mais les Français sont des cons. Il n’y a pas d’autres mots. C’est ça être français. C’est être, avant tout, et en toute chose, un con, un vrai con.

Je suis Français. Et tous les jours j’ai une raison d’en avoir honte. La honte de cette francéité est et demeure ma véritable identité nationale."
Dimanche 1 novembre 2009
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Vous trouverez LA une synthèse concernant les pensions

ici
un article très clair sur l'allongement des durées de cotisation
Lundi 6 juillet 2009
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Lire "désordre", dont voici un extrait

"Aujourd’hui, les ouvriers et les employés meurent trop vieux et finissent par manger les retraites des cadres, même avec leur pensions de misère. On devrait revenir aux années 70, quand la retraite des ouvriers et des employés, c’était pour 10 ans".

Avouez que c’est plus clair comme ça, quand on parle enfin "sans tabou". Peigne-culs
Lundi 29 juin 2009
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Première remarque :
personne ne met en lien le taux d'abstention aux dernières élections européennes avec le "traité simplifié de Lisbonne". Notre président  a désavoué un vote français en proposant de faire passer quand même le nouveau traité. C'est une façon de dire aux electeurs que ça ne sert à rien de donner leur avis..."election piège à cons !"....la majorité silencieuse, est-ce qu'elle consent à ce qu'on lui propose, est-ce qu'elle se soumet sans rien dire ou est-ce qu'elle mijote autre chose ?
 N'est-ce pas inquiétant que les français n'utilisent plus la démocratie, n'y croient plus, ne croient plus à leurs représentants, ne s'expriment plus ???? Qu'un libéral soit fier de gagner avec un tel taux d'abstention et que son parti (ses électeurs) soit rassemblé comme un seul homme derrière lui, je trouve cela inquiétant pour ma part, ça peut mener au totalitarisme....

Deuxième remarque :
bien sûr la victoire des écologistes a à voir avec l'écologie (la prise de conscience, la peur de la destruction de notre planète, la question des énergies, etc...)...mais il y a également un aspect "trois mouquetaires" ou "les incorruptibles" dans ces trois personnalités différentes mais qui s'unissent, et dont le point commun pourrait être le courage. L'audace d'un paysan gaulois faucheur face aux multinationales OGM. La bravoure d'un juge anti-corruption (affaire ELF). Le culot d'un ancien anarchiste encore représentant de l'esprit de mai 68. Les trois sont des individualités qui paraissent convaincues de leur action et ne paraissent pas des hommes politiques d'appareil. Et qui réussissent à se mettre d'accord, à être complémentaires, à se fédérer pour un programme. En plus l'un est franco-germanique, l'autre franco-norvégienne, ce qui est un signe d'ouverture culturelle, lingistique: ce serait moins convaincant pour des présidentielles mais tout à fait à propos pour des européennes. Que 16 % des électeurs français puissent se reconnaitre en eux me donne un peu d'espoir.



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Mardi 9 juin 2009
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Préoccupant!


>
( courrier de Claude Marie Vadrot chargé de cours à Paris 8)
>
> > Je suis inquiet, très, très inquiet..
> > Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants  de l'Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires  chercheurs de l'Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j'ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l'origine de la protection des espèces et des espaces, que je  donne  habituellement dans les locaux du département de Géographie (où   j'enseigne depuis 20 ans), dans l'espace du Jardin des Plantes(Muséum  National d'Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de  la   nature. Une façon, avec ce «?cours hors les murs?», de faire  découvrir   ces lieux aux étudiants et d'être solidaire avec la grogne actuelle   mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
> > Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j'ai eu la surprise de  me voir interpeller dés l'entrée franchie par le chef du service de  sécurité, tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy  Saint Hilaire était gardées par des vigiles... 
> >  - « Monsieur Vadrot ?
> > - euh...oui
> > - Je suis chargé de vous signifier que l'accès du Jardin des Plantes  vous est interdit.
> > - Pourquoi ?
> > - Je n'ai pas à vous donner d'explication....
> > - Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
> > - Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum.
> > - Il ne s'agit pas d'une manifestation, mais d'un cours en plein air,  sans la moindre pancarte.
> > - C'est non ! »
> > Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers  l'entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une  heure et demie, dans la rue, devant l'entrée du Muséum. Un cours qui  porte sur l'histoire du Muséum, l'histoire de la protection de la  nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls  les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m'interdisent à nouveau l'entrée.
> > Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D'abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de
mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D'autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d'un scandale.
> > Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j'ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique?:
> > « Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants « 
> >  Je promets et, évidemment, ne tiendrai pas cette promesse, tant le propos est absurde.
> > J'entre donc avec l'horrible certitude que, d'ordre du directeur et probablement du ministère de l'Education Nationale, je viens de faire  l'objet d'une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon  existence, en France.
> > Je n'ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d'un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j'ai eu peur, très peur... 
>
> > Claude-Marie Vadrot, 
> > chargé de cours à Paris 8 souhaite diffuser largement ce message.


Samedi 6 juin 2009
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article de Rue 89 ici http://www.rue89.com/2009/05/21/antiterrorisme-cinq-gardes-a-vue-pour-une-photo-potache

article Le Monde ici: http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/05/26/la-securite-revient-en-force-au-conseil-des-ministres_1198122_823448.html#ens_id=1194984



Julien Coupat (Tarnac) :

La police vous considère comme le chef d'un groupe sur le point de basculer dans le terrorisme. Qu'en pensez-vous?


Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d'un régime sur le point de basculer dans le néant.


Que signifie pour vous le mot terrorisme
?


Rien ne permet d'expliquer que le département du renseignement et de la sécurité algérien suspecté d'avoir orchestré, au su de la DST, la vague d'attentats de 1995 ne soit pas classé parmi les organisations terroristes internationales. Rien ne permet d'expliquer non plus la soudaine transmutation du "terroriste" en héros à la Libération, en partenaire fréquentable pour les accords d'Evian, en policier irakien ou en "taliban modéré" de nos jours, au gré des derniers revirements de la doctrine stratégique américaine.

Rien, sinon la souveraineté. Est souverain, en ce monde, qui désigne le terroriste. Qui refuse d'avoir part à cette souveraineté se gardera bien de répondre à votre question. Qui en convoitera quelques miettes s'exécutera avec promptitude. Qui n'étouffe pas de mauvaise foi trouvera un peu instructif le cas de ces deux ex – "terroristes" devenus l'un premier ministre d'Israël, l'autre président de l'Autorité palestinienne, et ayant tous deux reçus, pour comble, le Prix Nobel de la paix.

Le flou qui entoure la qualification de "terrorisme", l'impossibilité manifeste de le définir ne tiennent pas à quelque provisoire lacune de la législation française : ils sont au principe de cette chose que l'on peut, elle, très bien définir : l'antiterrorisme dont ils forment plutôt la condition de fonctionnement. L'antiterrorisme est une technique de gouvernement qui plonge ses racines dans le vieil art de la contre-insurrection, de la guerre dite "psychologique", pour rester poli.

L'antiterrorisme, contrairement à ce que voudrait insinuer le terme, n'est pas un moyen de lutter contre le terrorisme, c'est la méthode par quoi l'on produit, positivement, l'ennemi politique en tant que terroriste. Il s'agit, par tout un luxe de provocations, d'infiltrations, de surveillance, d'intimidation et de propagande, par toute une science de la manipulation médiatique, de l'"action psychologique", de la fabrication de preuves et de crimes, par la fusion aussi du policier et du judiciaire, d'anéantir la "menace subversive" en associant, au sein de la population, l'ennemi intérieur, l'ennemi politique à l'affect de la terreur.

L'essentiel, dans la guerre moderne, est cette "bataille des cœurs et des esprits" où tous les coups sont permis. Le procédé élémentaire, ici, est invariable : individuer l'ennemi afin de le couper du peuple et de la raison commune, l'exposer sous les atours du monstre, le diffamer, l'humilier publiquement, inciter les plus vils à l'accabler de leurs crachats, les encourager à la haine. "La loi doit être utilisée comme simplement une autre arme dans l'arsenal du gouvernement et dans ce cas ne représente rien de plus qu'une couverture de propagande pour se débarrasser de membres indésirables du public. Pour la meilleure efficacité, il conviendra que les activités des services judiciaires soient liées à l'effort de guerre de la façon la plus discrète possible", conseillait déjà, en 1971, le brigadier Frank Kitson [ancien général de l'armée britannique, théoricien de la guerre contre-insurrectionelle], qui en savait quelque chose.

Une fois n'est pas coutume, dans notre cas, l'antiterrorisme a fait un four. On n'est pas prêt, en France, à se laisser terroriser par nous. La prolongation de ma détention pour une durée "raisonnable" est une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés, et de la profondeur de l'échec; comme est compréhensible l'acharnement un peu mesquin des "services", depuis le 11 novembre, à nous prêter par voie de presse les méfaits les plus fantasques, ou à filocher le moindre de nos camarades. Combien cette logique de représailles a d'emprise sur l'institution policière, et sur le petit cœur des juges, voilà ce qu'auront eu le mérite de révéler, ces derniers temps, les arrestations cadencées des "proches de Julien Coupat".

Il faut dire que certains jouent, dans cette affaire, un pan entier de leur lamentable carrière, comme Alain Bauer [criminologue], d'autres le lancement de leurs nouveaux services, comme le pauvre M. Squarcini [directeur central du renseignement intérieur], d'autres encore la crédibilité qu'ils n'ont jamais eue et qu'ils n'auront jamais, comme Michèle Alliot-Marie.


Etes-vous l'auteur du livre L'insurrection qui vient ?


C'est l'aspect le plus formidable de cette procédure : un livre versé intégralement au dossier d'instruction, des interrogatoires où l'on essaie de vous faire dire que vous vivez comme il est écrit dans L'insurrection qui vient, que vous manifestez comme le préconise L'insurrection qui vient, que vous sabotez des lignes de train pour commémorer le coup d'Etat bolchevique d'octobre 1917, puisqu'il est mentionné dans L'insurrection qui vient, un éditeur convoqué par les services antiterroristes.

De mémoire française, il ne s'était pas vu depuis bien longtemps que le pouvoir prenne peur à cause d'un livre. On avait plutôt coutume de considérer que, tant que les gauchistes étaient occupés à écrire, au moins ils ne faisaient pas la révolution. Les temps changent, assurément. Le sérieux historique revient.

Ce qui fonde l'accusation de terrorisme, nous concernant, c'est le soupçon de la coïncidence d'une pensée et d'une vie; ce qui fait l'association de malfaiteurs, c'est le soupçon que cette coïncidence ne serait pas laissée à l'héroïsme individuel, mais serait l'objet d'une attention commune. Négativement, cela signifie que l'on ne suspecte aucun de ceux qui signent de leur nom tant de farouches critiques du système en place de mettre en pratique la moindre de leurs fermes résolutions; l'injure est de taille. Malheureusement, je ne suis pas l'auteur de L'insurrection qui vient – et toute cette affaire devrait plutôt achever de nous convaincre du caractère essentiellement policier de la fonction auteur.

J'en suis, en revanche, un lecteur. Le relisant, pas plus tard que la semaine dernière, j'ai mieux compris la hargne hystérique que l'on met, en haut lieu, à en pourchasser les auteurs présumés. Le scandale de ce livre, c'est que tout ce qui y figure est rigoureusement, catastrophiquement vrai, et ne cesse de s'avérer chaque jour un peu plus. Car ce qui s'avère, sous les dehors d'une "crise économique", d'un "effondrement de la confiance", d'un "rejet massif des classes dirigeantes", c'est bien la fin d'une civilisation, l'implosion d'un paradigme : celui du gouvernement, qui réglait tout en Occident – le rapport des êtres à eux-mêmes non moins que l'ordre politique, la religion ou l'organisation des entreprises. Il y a, à tous les échelons du présent, une gigantesque perte de maîtrise à quoi aucun maraboutage policier n'offrira de remède.




Eric chevillard 25 mai :(569):

Xavier Darcos attendait Agathe sur le seuil de la halte-garderie. Après une fouille consciencieuse, il lui confisqua le hochet contondant qu’elle agitait, reconnaissons-le, de façon extrêmement menaçante.



La littérature avait partie liée avec certaine longueur de temps ; avec la distance aussi qui existait entre les êtres, entre les lieux. On écrivait et on lisait dans cet ennui, dans ce désert, alors féconds. Nos vies sont tout autres aujourd’hui. Séquences brèves. Segments courts. Flux rapides. Échanges permanents. Nos désirs sont exaucés dans l’instant. L’impatience nous lancine ; nous ne cessons de réduire les délais d’exécution. Même les portes s’ouvrent automatiquement. Or le livre est incompressible, inassimilable par capture ou captation. Impossible de l’accélérer. C’est encore tout un champ à labourer avec un bœuf. Vraiment, oui, quel objet assommant !
Mercredi 27 mai 2009
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Pas de tranquille rupture mais la continuité de la sauvagerie capitaliste.
Mardi 5 mai 2009
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