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Cinéma

J'avais lu un article intéressant des Inrocks, avant de voir "Avatar", qui évoquait la façon dont James Cameron revisitait l'histoire de l'Amérique à travers ce film ( la conquête de l'Ouest, le Vietnam, le 11 septembre et la lutte anti terroriste...): je l'ai trouvé assez juste.
Il y a ici (http://melanine.org/article.php3?id_article=370) un point de vue sur le sentiment de culpabilité et de supériorité de l'homme blanc par rapport aux hommes de couleurs.

Moi je suis entrée dans le film comme dans un mélange de Pocahontas, Jurassic Park, Terminator, Dinotopia, la BD Aquablue, les livres "le soldat chamane" de Robin Hobb...
avatar.jpg
J'ai aimé les décors et les grands yeux des personnages à la peau bleue.
J'ai aimé l'idée qu'une planète soit sauvée par une femme et un handicapé moteur sans savoir (considéré comme débile et plus bon à grand chose par ses pairs).
J'ai aimé l'inversion du rapport entre rêve et réalité (même si c'est un classique). J'ai aimé la façon dont l'avatar prend vraiment vie, et fait la part belle aux perceptions /sensations corporelles (au-delà de la fascination pour le visuel et l'imaginaire vidéo).
J'ai aimé l'idée que le héros fasse revivre son frère mort, qu'il fasse aussi revivre ses jambes et le plaisir de marcher, courir, nager, chevaucher et voler. Que ce soit cela sa première motivation.
J'ai aimé que la force vienne de l'union : union du métissage (l'avatar), union amoureuse, union des peuples qui se battent, union spirituelle (pas religieuse, hein, attention...)...créer des liens et non les détruire... Bon, c'est un peu manichéen, j'admets, et les corps bleus tous harmonieux, sveltes et souples sont un peu trop beaux...

Les Na'vis et la connexion neuronale sont-ils l'avenir radieux de l'être humain ? ou son passé - archaïque fusionnel - définitivement perdu ?

(Avatar et darwinisme ICI)

photo inspirée par le film LA



Ajoût du 30/12 : encore un article
un  film réussi c'est aussi toute la richesse des représentations qui le suivent...
Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 09:50
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J'avais bien aimé le livre, j'ai bien aimé le film (après un démarrage un peu rébarbatif).
J'ai aimé les effets de surprise : la très jolie fille qui a honte de ses oreilles parce qu'elles sont décollées, la beurette écervelée revendiquante qui lit "la République" de Platon, le rebelle insultant qui aide sa mère et ses frères et soeurs à la maison, le matheux fraîchement immigré qui sait ce que sont un quatrain et un tercet...
On ne sait jamais qui se cache derrière les apparences.
Ce qui est vécu dans la forteresse intime est difficile à communiquer.
De même, ce qui est vécu entre quatre murs de la classe n'est pas forcément ce qui en est re-transcrit, ce qui est vécu "entre les murs" de l'école est parfois déconnecté de ce qui se passe au dehors, jusqu'aux malentendus et à l'incompréhension.
J'ai découvert François et sa silhouette solitaire, fragile, concentrée, contrôlée (comme un enfant intelligent entièrement centré sur son travail scolaire).
J'ai découvert un homme qui veut faire découvrir à ses élèves le second degré, la légèreté de l'ironie, qui veut leur apprendre à s'exprimer en français, à argumenter leurs idées, à s'accepter et se faire accepter...mais qui ne saura pas peser, avec ses arguments, dans les décisions collectives réelles qui mènent à l'exclusion.
Il est difficile de créer des liens entre les murs.
Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 11:36
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Je ne l'ai pas vu en relief (mais je n'ai payé ma place que 4 euros).
Il y avait plein de "sales gosses" dans la salle qui exprimaient tout haut ce qu'ils resentaient (énormes rires, pleurs, questions, silence de MORT).
Moi j'ai écrasé mes larmes discrètement.
Les histoires d'amour finissent mal, en général.

J'ai beaucoup aimé les chiens qui parlent, courent après la baballe ou craignent la colerette de la honte (sans doute l'effet "Voutsy").
J'ai aprécié également le combat de vieux, avec articulations douloureuses, envoi de dentier et coups de déhambulateur.(Sans doute l'effet "je deviens vieille moi aussi").
J'ai moins aimé le cliché du gosse dont les parents sont absents et qui trouve un grand-père... mais mon coté girl-scout à l'éducation judéo-chrétienne aime la morale : il faut tenir ses promesses, Croix de bois, croix de fer....Et réaliser ses rêves...

Je parie que les ballons gonflés à l'hélium vont être super-modes dans toutes les funérailles des prochaines années ( la symbolique du "je te laisse partir" associée à la thématique "tu t'es envolée la-haut avec les anges" / "j'aimerais te rejoindre bientôt" sera à présent connotée "malgré ton absence, j'accomplis ton voeu coûte que coûte en pensant toujours à toi").
Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /2009 13:45
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Hilarant, excellent, une très bonne soirée !!!
Il ne faut pas hésiter à aller voir ce film d'animation en relief (même si ces enfoirés font payer les places 2 euros plus cher), cela donne un surcroit de surprises et de plaisir.
L'histoire reste classique avec courses-poursuites (Scrat et son gland, Scrat et sa fiancée, Sid et les oeufs...) batailles pour la survie (contre le terrible Rudy et autres créatures ) et moments d'émotions familiales.
C'est le traitement des personnages qui est très drôle (gestuelles, mimiques, répliques délirantes :
"je me suis retrouvé marié à un ananas...et très moche en plus"...
et dialogues itou :
"c'est quoi ce bruit là ?
c'est le vent qui nous parle
et qu'est-ce qu'il dit ?
je ne sais pas, je ne parle pas le vent...").

Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /2009 13:24
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1/ D'abord, aller voir le film de Ken Loach "looking for Eric", pour découvrir la vie d'Eric (Steve Evets très attachant), le postier miné de Manchester, et voir comment il se sort de la déprime, de la honte, la peur et l'humiliation. Puis appliquer tous les conseils du film suivants...

2/ Avoir des potes et leur faire confiance.

3/ Rire et raconter des blagues pour partager le rire.

4/ Aller à la bibliothèque lire des livres de psycho et faire profiter gratuitement les copains (hilarant dans le film : à voir !).

5/ Se trouver un modèle intérieur confiant en soi genre Cantona. Même s'il est français - avec l'accent et la marseillaise - quand on est anglais : ça dépasse les frontières. (il faut voter aux européennes, "you must say NO")

6/ Appliquer les règles du football à la vie (se maintenir en forme, surprendre l'adversaire et pour cela se surprendre soi-même, affronter le danger pour le dépasser, risquer, jouer collectif, faire des passes au moment opportun, en ayant confiance envers les membres de l'équipe...). Voir dans ce sport ce qui unit plutôt que ce qui divise.

7/ Trouver la faille des voyous (applicable aux patrons voyous) pour pouvoir les combattre. (Jubilatoire !)

8/ Renouer des liens (et les lacets de ses blue suede shoes).


Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /2009 17:31
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J'ai bien aimé le film, bien rythmé, et j'ai été dans l'empathie totale avec le héros sincère, à la fois malheureux et chanceux.
Mais.
N'est-ce pas nous vendre le énième conte de fées où l'important c'est l'amoûuuuuur même si on est dans la misère. (En même temps ça aide la pretty wooman cendrillon que son prince ait des sous pour la sortir de la boue).
N'est-ce pas une façon de dire que le destin (dieu ?) récompense le vertueux  (alors que le fourbe est finalement occis) ?
N'est ce pas une façon de laisser le tiers monde se débrouiller avec son destin misérable (ils sont pauvres mais qu'est-ce qu'ils sont débrouillards !!!)
Bref l'occident riche se complaisant dans les tribulations hasardeuses de l'orient qui a le choix entre la prostitution, le grand banditisme, les jeux de hasard...ou subir son sort en regardant la télé.
Qu'en pensez-vous ?
Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /2009 15:39
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Qui veille sur les veilleurs ?
Qui garde les gardiens ?
Dieu nous garde ?
Non,
dieu est mort ou trop humain ou indifférent ou occupé à de beaux mécanismes d'horlogerie compliqués et bien huilés (c'est Voltaire qui comparait dieu à un horloger, non ?).

Qui regarde les watchmen ?
Nous.
C'est nous qui les lisons, les regardons, les interprétons comme un test projectif.
C'est nous qui y voyons nos côtés sombres et violents (qui nous mênent à notre perte),
nos illusions nécessaires (l'être aimé est un miracle),
nos histoires de famille (nous sommes tous des fils de pute au père inconnu),
notre humour qui met une distance salvatrice dans les moments les plus terribles (le monde est petit).
Nous sommes ce spectre soyeux ou cet hibou paumé qui veulent à la fois faire des bétises et sauver le monde.
Nous sommes à la fois à la recherche d'idéal et de compromis.

En regardant/lisant, nous donnons vie à ces êtres imaginaires qui en retour nous renvoient notre propre vie.

Que voyons-nous en voyant les watchmen ? Des masques.
Des masques rigides ou changeants (comme un caméléon).
Des costumes ajustés ou ridicules.
Mais ces masques sont notre vérité, notre identité, notre visage.
Ils sont faits de nos rêves, au delà de notre nudité.


Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 18:19
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