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20 ans 21 ans

, 17:42pm

Je pense à vous
Il me faut imprimer ce mouvement.
Vous me tourmentez par ce que vous évoquez :
Un autre vous-même entrevu silencieux un instant seulement.
Je vous vois  je vous vis  sur le mode de cette palpitation amère
Et je vous cherche à l'infini.
Vous êtes cette possibilité que j'explore
Une latence
Vous êtes de ceux que l'on n'épouse pas
Mais j'épouse votre forme et je m'engage en vous.
Vous m'arrivez tout à coup hors-jeu
Une incommunicabilité persistante dans laquelle votre visage
Vous figurez ouvert/fermé sans cesse.
Pour moi de la détresse pure.
Et - minuté , ne pas voir le repos autrement -
C'est une situation démoniaque.

Je compose votre numéro et je dois composer avec votre absence.
Les silences sont des pauses et des soupirs
Me voici soupirant
Il se trouve que je vous attends
Je me trouve vous attendant
Bien entendu sans espoir : j'entends que
vous ne viendrez pas.
Mais peut-être. Tout est dans ce qui peut être
en particulier vous
Et vous êtes parfois - c'est à dire toujours -
parfois vous n'êtes pas - je veux dire jamais -
Légitime que vous soyez absent et que je vous attende : un ordre des choses que je construis,
attentive.
je vous trouve, attendant.

Vos gestes ne trompent pas : ils ne trompent que vous
et fidèlement vous expriment.
Désir de les saisir instantanément, vous prendre en
mauvaise posture :
Quelque cliché qui vous fixe, vous révèle, vous dissimule aussi.
Posséder ainsi ce qui vous échappe.
Echapper ainsi à ce qui me possède.
Vos retenues - ces non-gestes - votre tension en éveil ramassée comme avant le grand saut,
l'annonce d'une catastrophe, une bombe inconvenante.
Vos gestes sont innommables.


Des nuits entières j'ai conservé votre image
et de neigeux et lents, ténébreux et violents frissons.
Absent, vous avez toujours raison de moi, ma raison je vous l'abandonne.
Suis possédée/ tenue, par des liens ténus
nue
légères lames de souvenir
émois incontrôlés
mouvance.
A chacun de vos retours je réponds à votre sourire
- à ce malin malicieux maléfice -